Le personnage d’Hitman, 47, c’est d’abord une silhouette. Grand, élancé et élégant sont des adjectifs qui reviennent le plus souvent. On connaît ses costumes noirs, sa cravate rouge et ses chemises blanches. On sait son goût pour les armes de poing rehaussées d’un silencieux, ou pour les fusils à lunette ultra perfectionnés. Mais deux signes distinctifs en font un héros unique aux yeux de ses fans : son crâne chauve et son code-barres. Ils furent l’objet d’attentions particulières tant au maquillage qu’à la lumière.
Timothy Olyphant n’est pas chauve. Lorsque nous avons découvert son crâne pendant les essais filmés, ce fût un réel soulagement. On soupçonne peu, combien il existe de formes de crânes différentes. La sienne était parfaite. Seul un détail nous chiffonnait : la différence de couleur entre la partie rasée du crâne et le front ou la nuque. Naturellement exposés au soleil californien, ces derniers étaient halés, voire bronzés. La chef maquilleuse Sabine Fêvre et moi-même avons longuement discuté pour homogénéiser la carnation de 47. Après plusieurs tests, nous avons décidé de raser Timothy tous les matins afin de ne pas avoir à le poudrer trop. Au contraire, nous avons, pour épouser le look du jeu, laissé briller un peu la peau. Il fallait être extrêmement attentif à cette première étape. Car si Sabine et Frédérique Arguello (chef-coiffeuse) ne réussissaient pas cela, les cheveux poussant, nous risquions en fin de journée de nous trouver avec un léger duvet. Pour le cacher nous aurions du ajouter du fond de teint et donc, perdre les brillances que nous nous sommes évertué à créer.
En plus d’être rasé, Timothy devait se faire dessiner, tous les jours de tournage, le code-barres à l’arrière du crâne. On se souvient que dans le jeu, enfant, le futur 47 est tatoué. Il s’agit donc du signe de reconnaissance de tous les hitmen. Originellement placé plus bas, presque à la base du cou, nous l’avons remonté, là où les cervicales rejoignent la tête. Nous avons profité d’un aplat. Cette petite particularité physionomique, nous permet de reproduire plus facilement le tatouage. Je voudrais ici rendre hommage à Olivier Afonso et Laetitia Hillion. Ils sont respectivement chef maquilleur et maquilleuse, plus particulièrement spécialisés dans les effets spéciaux. Ils ont eu pour mission de reproduire à l’identique le code-barres tous les jours. Ils ont rapidement abandonné l’idée de le dessiner avec crayons et pinceaux. Ils ont eu l’idée de confectionner un tampon. Voilà pour sa reproduction. Mais ce n’est pas fini. La difficulté, à présent, est de donner l’impression qu’il s’agit d’un tatouage et non d’un simple dessin. On doit donner l’impression que les pigments sont partie intégrante de la peau. C’est la combinaison de douze opérations consécutives qui lui donnera cet aspect de réalité que vous découvrirez bientôt dans le film. Plusieurs fois, la mise en scène de Xavier Gens nous a conduit à filmer le code-barres en très gros plan. C’est ainsi, par exemple, que nous identifions les Hitmen à la poursuite de 47. Voilà comment un petit détail de maquillage peut susciter énormément d’attention et de passion. Surtout, si à lui seul, il symbolise notre Héros…




alex
jeu 12 jui 2007 21:05