Face à face entre Hitman et... Hitman  posté le vendredi 14 septembre 2007 10:02

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Photo : Eric Caro
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Le choix des armes  posté le jeudi 19 juillet 2007 09:52

       Tueur à gages et homme de précision, 47 ne choisit pas ses armes par hasard. Malgré le fait qu’il soit un expert en explosifs (type C4) et un manipulateur hors pair de la corde à piano, son domaine de prédilection reste les armes à feu. Après de longues discussions entre le réalisateur et l’armurier (Arnaud Peltier), le choix s’est porté sur une panoplie complète d’armes de poing et fusils plus impressionnants les uns que les autres que nous avons sélectionnée dans la collection de Christophe Maratier. Ainsi les deux pistolets chromés de 47 seront des Para Ordnance, sur lesquels sont parfois vissés des silencieux. Ils ont été choisis sur plusieurs critères. Le premier est esthétique. Avec toutes les réticences morales que l’on peut éprouver, il faut leur reconnaître une incontestable beauté. La forme équilibrée, la rutilance des chromes et la puissance du design en font l’accessoire idéal de notre héros. De plus, ils sont semblables à ceux du jeu, détail important pour les fans d’Hitman. À l’inverse, l’arme de l’agent d’Interpol Mike Whittier (Dougray Scott), obsédé par la capture de 47, a été doté d’un HK P2000, arme plus compacte mais qui semble mieux correspondre au profil hargneux du personnage. Comme l’action se situe dans les pays de l’Est et en Afrique, nous avons utilisé beaucoup de Kalashnikov.        L’armurier n’intervient pas seulement au moment du choix des armes. Sa présence est requise tous les jours de tournage pendant lesquels on utilise son matériel. Il doit être là pour plusieurs raisons. D’abord en tant que technicien. L’utilisation des armes requiert une grande habitude. Il doit aider les comédiens à se servir de cette mécanique de précision qui leur est confiée, les mettre en confiance et vérifier la crédibilité de leur jeu. Rien n’est naturel quand il s’agit de viser ou de tirer avec une arme aussi sophistiquée. L'armurier veille également à la sécurité de tous. Cela paraît évident mais les armes restent des objets dangereux, particulièrement lorsque nous devons faire feu. Arnaud Peltier intervient auprès du réalisateur et de son assistant afin de définir précisément les conditions d’utilisation. D’un commun accord, ils mettent au point un protocole que tous s’engagent à respecter scrupuleusement. Ainsi nous disposons pour chaque arme de plusieurs déclinaisons suivant leur utilisation. Une arme qui ne tire pas sera remplacée par un substitut en latex. Celui-ci offrant l’avantage d’être plus léger et si, par exemple, l’acteur doit exécuter une cascade, il ne risquera ni de se blesser ni de l’abîmer. Les choses se compliquent quand un acteur doit tirer. Selon le plan, nous disposons de plusieurs possibilités. La proximité d’un caméraman ou d’un autre acteur nécessite obligatoirement une réplique appelée « non-gun ». Il s’agit d’une arme électrique. Elle ne tire pas mais la gâchette déclenche une flamme semblable à celle de l’arme. L’inconvénient en est l’absence de détonation, de recul. L’acteur doit les mimer. On peut aussi prendre une arme à canon bouché. On utilise des cartouches sous-dosées. Là encore, pas de projection. Enfin, on peut tirer avec des cartouches à blanc. Cela demande beaucoup de précautions. Les caméramen sont munis de visières et de casques antibruit. On les recouvre de lourds tissus noirs et, parfois même, ils sont protégés par des parois en plexiglas. Arnaud veille également à nous protéger des éjections de douilles. Bouillantes, elles vous brûlent aussi sûrement qu’un tison.        Lors d’un gunfight,, 47 se bat contre un trafiquant d’armes interprété par Henry Ian Cusick. Xavier Gens et Arnaud l’ont muni de deux mitrailleuses RPD. Face à lui, à distance raisonnable et, malgré toutes les précautions décrites ci-dessus, lorsque le tir est déclenché, c’est un réel sentiment de peur qui vous monte des tripes. Le souffle et le bruit perturbent vos sens. Il faut être en extrême confiance avec l’armurier comme nous le sommes avec Arnaud, pour accepter cette expérience et rester concentrés sur le cadre…
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Une nouvelle photo !  posté le mercredi 27 juin 2007 21:38

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© 2007 20th Century Fox

Photo by : Rico TORRES 
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Agent 47 : le divin chauve  posté le lundi 25 juin 2007 18:16

Le personnage d’Hitman, 47, c’est d’abord une silhouette. Grand, élancé et élégant sont des adjectifs qui reviennent le plus souvent. On connaît ses costumes noirs, sa cravate rouge et ses chemises blanches. On sait son goût pour les armes de poing rehaussées d’un silencieux, ou pour les fusils à lunette ultra perfectionnés. Mais deux signes distinctifs en font un héros unique aux yeux de ses fans : son crâne chauve et son code-barres.  Ils furent l’objet d’attentions particulières tant au maquillage qu’à la lumière.

            Timothy Olyphant n’est pas chauve. Lorsque nous avons découvert son crâne pendant les essais filmés, ce fût un réel soulagement. On soupçonne peu, combien il existe de formes de crânes différentes. La sienne était parfaite. Seul un détail nous chiffonnait : la différence de couleur entre la partie rasée du crâne et le front ou la nuque. Naturellement exposés au soleil californien, ces derniers étaient halés, voire bronzés. La chef maquilleuse Sabine Fêvre et moi-même avons longuement discuté pour homogénéiser la carnation de 47. Après plusieurs tests, nous avons décidé de raser Timothy tous les matins afin de ne pas avoir à le poudrer trop. Au contraire, nous avons, pour épouser le look du jeu, laissé briller un peu la peau. Il fallait être extrêmement attentif à cette première étape. Car si Sabine et Frédérique Arguello (chef-coiffeuse) ne réussissaient pas cela, les cheveux poussant, nous risquions en fin de journée de nous trouver avec un léger duvet. Pour le cacher nous aurions du ajouter du fond de teint et donc, perdre les brillances que nous nous sommes évertué à créer.

            En plus d’être rasé, Timothy devait se faire dessiner, tous les jours de tournage, le code-barres à l’arrière du crâne. On se souvient que dans le jeu, enfant, le futur 47 est tatoué. Il s’agit donc du signe de reconnaissance de tous les hitmen. Originellement placé plus bas, presque à la base du cou, nous l’avons remonté, là où les cervicales rejoignent la tête. Nous avons profité d’un aplat. Cette petite particularité physionomique, nous permet de reproduire plus facilement le tatouage. Je voudrais ici rendre hommage à Olivier Afonso et Laetitia Hillion. Ils sont respectivement chef maquilleur et maquilleuse, plus particulièrement spécialisés dans les effets spéciaux.  Ils ont eu pour mission de reproduire à l’identique le code-barres tous les jours. Ils ont rapidement abandonné l’idée de le dessiner avec crayons et pinceaux. Ils ont eu l’idée de confectionner un tampon. Voilà pour sa reproduction. Mais ce n’est pas fini. La difficulté, à présent, est de donner l’impression qu’il s’agit d’un tatouage et non d’un simple dessin. On doit donner l’impression que les pigments sont partie intégrante de la peau. C’est la combinaison de douze opérations consécutives qui lui donnera cet aspect de réalité que vous découvrirez bientôt dans le film. Plusieurs fois, la mise en scène de Xavier Gens nous a conduit à filmer le code-barres en très gros plan. C’est ainsi, par exemple, que nous identifions les Hitmen à la poursuite de 47. Voilà comment un  petit détail de maquillage peut susciter énormément d’attention et de passion. Surtout, si à lui seul, il symbolise notre Héros…

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Photo de tournage  posté le jeudi 14 juin 2007 15:15

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Photo: Rico Torres
Copyright © 20th Century Fox 2007

Voilà une nouvelle photo de tournage. La scène est supposée se dérouler à Saint-Pétersbourg, en Russie, mais nous sommes en fait à la cathédrale de Sofia.

Une petite précision par rapport à l'article précédent : un establishing shot est simplement un plan donnant un aperçu de l'endroit où se passe l'action. Par exemple, si l'action se passe à Paris on filmera Notre dame. Où plus largement , le décor en plan large... Voilà pour la culture cinéma !

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